SIDE(S), Mécaniques du Présent 

SIDE(S), mécanique du présent interroge le présent comme un phénomène de mouvements perpétuels de l’existant.

Présentation :

Une partition pour dire la disparition et l’apparition n’est pas celle de l’annihilation, c’est celle de l’éclipse, de l’oubli, du déplacement, éventuellement de la réduction ou de la transformation. L’apparition et la disparition de l’instant est avant tout affaire de mouvement ou de déplacement : les choses disparaissent parce qu’elles sont passées dans une autre dimension, parce qu’elles ne coïncident plus dans l’espace, ou parce qu’elles sont cachées; elles n’en continuent pas moins d’exister, dans une autre dimension, dans une autre réalité. Écrire le présent, c’est d’abord écrire un vocabulaire du mouvement, des méandres des possibilités, des conditions d’apparition, de disparition, des errances du destin, où seul le geste révèle l’existence du moment : c’est écrire les mécaniques du présent. SIDE(S) : comme une manière de définir le vivant.

Comment du passé surgit le présent ? 

Quelles en sont les traces ?

Y-a-t-il des mécaniques cachées du présent ?

Une œuvre collaborative :

L’œuvre photographique dElisabeth Prouvost a été le point de départ du projet. Elle donne à voir des corps naissants et enchevêtrés dans une dimension intemporelle où plusieurs réalités du passé surgissent ensembles comme jetées à nos regards. Pedro Pauwels a apporté une pensée du geste. La danse est ici dans la qualité et la manière dont le corps s’affranchit de l’espace et de l’apesanteur pour faire voir ce qui le fait mouvoir : le souffle, l’énergie, les changements d’équilibre, les différentes qualités de poids. Naissance du mouvement, apparitions du geste, disparitions des corps.

SIDE(S) se décline en deux temps :

une installation interactive et des performances musique et danse. Les deux temps correspondent à la partition réelle et à la partition virtuelle.

La partition réelle : les performances

Une partition réelle pour les performances où l’orgue midi dialogue avec l’électroacoustique. Les danseurs jouent de l’apparition et de la disparition de leur corps avec la lumière et l’apparition des images dans le miroir sans teint. Chaque performance est donnée dans l’espace interactif par deux danseurs et un musicien. Chaque performance dure environ 40 minutes. Les danseurs évoluent dans l’espace interactif et interagissent avec lui. La musique électroacoustique, les images et la lumière sont pilotées par les danseurs. Cette partition se prolonge dans le dispositif dans une autre dimension temporelle : celle de l’installation.

La partition virtuelle : l’installation

Le public fait apparaitre les images d’Élisabeth Prouvost dans le miroir sans teint, les motifs de l’orgue MIDI sont joués dans un ordre grandissant, la musique électroacoustique agit comme une matrice révélée par l’énergie des corps. Le dispositif est un miroir à traverser où le public se confond avec l’apparition d’images, jouant ainsi sur la disparition et l’apparition de leur propre corps. L’installation interactive :Le public est invité dans le dispositif. Les danseurs et le musicien ont laissé une trace à la fois sonore et visuelle que le public redécouvre dans une autre dimension, comme une trace laissée dans l’espace.

Interview réalisée lors de la sortie de résidence au Cube, Issy les moulineaux. Juin 2015.

Conception / musique : Alexandre Lévy

Images : Élisabeth Prouvost

Chorégraphie : Pedro Pauwels

Danse : Pedro Pauwels et Patrick Entât

Orgue : Alexandre Lévy

 

Direction artistique : Alexandre Lévy

Conception technique : Angélique Verbeck

Régie : Patrick Chazal 

RIM/assistance musicale : Max bruckert

Création lumière : Eveline Rubert

Une co-production aKousthéa, Compagnie Pedro Pauwels, GRAME (CNCM), La Muse en Circuit (CNCM), Le Cube Issy les Moulineaux,
Le Métaphone – Oignies, La Ferme du Buisson – Scène Nationale de Marne la Vallée, Le Centre des Arts – Enghien. Les orgues Didier Guiraud.

Avec le soutien de la

Dates et lieux de diffusion :

11 et 12 décembre 2015 : Présentation de la création SIDE(S) en exterieur au Métaphone avec les danseurs de l'école du Ballet du Nord sous la direction de Pedro Pauwels. La musique électro-acoustique, l'orgue et les images de E. Prouvost ont été diffusées directement sur la peau sonore du métaphone. Festival "LES FUGUES SONORES", Oignies.

 

1 au 27 Mars 2016 : installations et performance à la Biennale "MUSIQUES EN SCENE" de Lyon, CAUE Rhône Metropole. performance dansée le 2 mars.

 

5 Mai 2016 : performance et installation à Main d'oeuvre, St Ouen au festival "EXTENSIONS" par la Muse en Circuit.

 

 

Planning de production :
Octobre 2014 : résidence d’essai au Cube.
Automne hiver 2014 : écriture de la partition et vidéo
correspondante Janvier / février 2015 : enregistrement au studio de
La Muse en Circuit.
Mars / avril 2015 : composition de la musique électroacoustique destinée à la partition virtuelle. Résidence Au Centre des Arts – Enghien.

Mai/juin 2015 : résidence à GRAME pour la mise au point de l’interactivité
8 au 12 juin 2015 : résidence au Cube pour la réalisation de l’installation en intérieur. Sortie de résidence
Automne 2015 : tests et mise en situation de l’installation en extérieur au Métaphone.
Janvier 2016 : Résidence de création – La Ferme du Buisson – Scène Nationale de Marne la Vallée.

 

© 2016 aKousthea Cie