Maquette de l'installation lors de la Sortie de résidence à la Ferme du Buisson, Noisiel, Septembre 2019

Création 2020 de la cie aKousthéa 

VIBRATIONS FOREST :

Une installation vibratante en réseau  à l'orée de la communication végétale

VIBRATIONS FOREST invite le public à un voyage au coeur de la biomasse vibrante. Communication entre les différents éléments, mais aussi avec le public grâce à l'intéractivité des dessins. Sons, musique et vibrations emergent de cette forêt de capteurs et de matières pour mieux immerger le public dans cette proposition sensorielle sur la communication végétale.

Une inspiration scientifique.
Nous nous sommes appuyés sur plusieurs articles scientifiques qui traitent de réseau de vibrations sonores. Nous avons dégagé plusieurs principes de bases qui ont influencé notre approche :

1. L’utilisation de vibrations mécano-sensibles pour communiquer nous donne un modèle de mode de communication. Grâce à la vibration, de très basses fréquences jusqu’aux très hautes peuvent être reçues physiquement par le public qui peut le percevoir même de manière inconsciente.
2. Des cycles d’apparitions de vibrations nous donnent plusieurs modèles de séquences et de schémas rythmiques qui traversent tout le langage musical du projet.
3. Les modes de communication par échos et relais : nous permettent d’imaginer un réseau qui à la fois émet et écoute son environnement en créant une matière sonore mouvante et imprévisible basé sur le feedback. En captant et en transmettant ce qu’il entend, chaque élément de l’installation crée une matière sonore naturelle qui s’ajoute à la vibration.

Maquette Vibrations - Sortie de résidence à la Ferme du Buisson, Noisiel - 09/19

4. Le principe vibratoire macroscopique et microscopique sont corroborés : ceci nous permet de relier la globalité de la programmation de l’installation à la matières sonore elle-même. Le lien entre l’infiniment petit et l’infiniment grand nous donne le principe d’un tout fondamental qui régit l’ensemble de l’oeuvre : une « tonalité vibratoire » globale.

Un écosystème vibratoire
Nous proposons de créer un écosystème vibratoire révélant des vibrations mécano-sensibles inaudibles habituellement. Ces objets seront perçus comme des points de contacts vivants d’une vie vibratoire qui nous est révélée. Le dispositif sera ouvert à l’écoute de son environnement sonore et basé sur des cycles d’apparition de vibrations. En parcourant l’installation, le public percevra un univers vibratoire cyclique autonome. Dès qu’il s’approchera des structures, le public rentrera dans la dimension tactile du projet. En parcourant les dessins interactifs de Sophie Lecomte, il pourra ressentir les vibrations et interagir avec elles. C’est lors de cette interaction rapprochée qu’un univers musical apparaîtra, comme une partition que le public fera évoluer

Maquette Vibrations - Sortie de résidence à la Ferme du Buisson, Noisiel - 09/19

De la vibration au langage musical

Chaque structure de l’installation diffusera des cycles de vibrations basés sur des vibrations de végétaux. Ces vibrations sont écoutées en permanence par le réseau des autres structures, qui injectent à leur tour leur propre vibration par échos et rebonds, créant ainsi un immense effet de feed-back. Cette base sonore mouvante et imprévisible est la matière musicale première de l’installation. Alexandre Lévy lui injecte une musique résonnante et fluide, basé sur des apparitions de battements et d’harmoniques. Des captations d’instruments de percussions résonnants et de synthèse en feedback serviront de matière principale pour créer un univers musical poétique, qui propose d’entendre différemment l’univers qui nous entoure.

C’est ces deux univers ( cycles de vibrations et résonnances)

qui seront convoqués lors des performances avec la percussionniste Laurence Chave, qui utilisera des instruments résonnants captés et transformés dans l’installation et qui jouera directement sur les structures.

dessin sophie 3 web.jpg
dessin sophie web.jpg

L'univers graphique de Sophie Lecomte

Entre douceur et cruauté, Sophie Lecomte élabore une poétique de l’hybridation.
Ses oeuvres manifestent les liens, qui nous unissent aux trois règnes animal, végétal, minéral dont la mémoire, si on veut bien s’y attarder, bat encore. Une sorte d’histoire naturelle personnelle qui se développe par analogies et résonances, englobant parfois dans ses filets, contes, métamorphoses et
mythes, comme autant de passerelles vers le passé singulier et collectif.
Ces assemblages étranges font écho à la logique fascinante des cabinets de curiosité.

Le fonctionnement de l'installation 

L’installation en réseau
Écosystème autonome, l’installation aura sa propre vie sonore basée sur l’injection de vibrations sonoresmodélisées sur des cycles de  de végétaux et de compositions originales. Chaque sculpture est équipée d’un haut-parleur de vibration et d’un micro de contact. Chacune « écoutera » son environnement et sera en
réseau avec l’ensemble de l’installation, formant ainsi un grand feedback. Cette matière sonore de synthèse mouvante et imprévisible est excitée par les cycles de vibrations organiques, auxquelles chacune répond « naturellement ». L’effet de feedback est rythmé par des cycles de sensibilité indépendants avec de moments d’acmé et de calme relatif. C’est à ces moments d’acmés que la musique est injectée, comme une révélation
sensible de ce monde vibratoire. Le public pourra interagir sur cette musique et sur la matière sonore en touchant l’installation.

L’interactivité micro
Chaque dessin interactif réagit en lien avec l’installation globale qui l’entoure et reprend en micro le principe de centres nerveux sensibles liés à un tout. La partition interactive sera basée sur des seuils que le public atteindra avec ses mains, doigts, visage etc. grâce à deux réseaux de peinture conductrice, reliés à deux capteurs capacitifs différents. Ces seuils agiront comme des modulateurs de sons et modulera aussi la quantité de musique injectée
dans cette matière sonore. Ainsi plus le public est actif sur la structure, plus il injecte de musique et de matière sonore. Toute cette partition interactive est répercutée dans les autres structures, qui lui répondent en écho.

Reprenant le modèle d’éco-système vivant ne possédant pas de centre et où tous les éléments sont reliés à un tout sensible, Vibration Forest « écoute » en permanence l’environnement qui l’entoure.
Dès la détection d’un contact entre une sculpture et une personne, l’installation se met en mode « interactivité micro». La structure alors « suit » le contact physique de la personne qui agit comme une loupe sensible de la vie sonore de l’ensemble de l’installation.
Programmation de la matière sonore sur le logiciel FAUST : Yann Orlarey, GRAME ( CNCM)

Les modalités de diffusion de VIBRATION FOREST

VIBRATION FOREST est un projet prévu pour l’intérieur comme pour l’extérieur.
L’installation peut être posée au sol grâce un pied métallique, ou suspendue.
L’installation peut rester au même endroit plusieurs mois comme pour une seule journée.
Vibration Forest se décline en deux temps : un temps de performances avec deux musiciens en jeu ( une percussionniste et un musicien aux traitements et claviers) et un temps d’installation.
Les performances durent environ 30 minutes et sont jouées à plusieurs moments de la journée ( maximum 3 sets dans la journée).
Les performances sont réalisées directement dans l’installation en intérieur comme en
extérieur.
Le son est diffusé soit dans l’installation à l’aide des sculptures sonores, soit avec un dispositif de diffusion classique, soit les deux.
Le public est invité à écouter les performances musicales et ensuite à parcourir l’installation qui lui fera découvrir autrement ce qu’il viendra d’entendre.

 

L’installation peut rester ensuite dans un temps de diffusion plus long afin que d’autres
publics puissent découvrir l’installation de manière autonome, se rapprochant de l’usage
d’une installation plastique et interactive.
L’installation sera constituée de 8 sculptures interactives qui se déploieront en fonction du lieu et de l’espace d’accueil. Deux systèmes de fixation au sol seront proposés en fonction de la nature du sol.
Le temps de montage sera d’une journée maximum, le démontage d’une demi-journée
maximum. Un raccord est demandé pour les musiciens.
L’installation est autonome sauf si elle demande à être éclairée pour une diffusion en intérieur ou de nuit. Personnes présentes en diffusion : un régisseur et deux musiciens.

Musique et conception : Alexandre Lévy

Direction Artistique : Alexandre Lévy
Plasticienne : Sophie Lecomte
Percussions : Laurence Chave
RIM : Max Bruckert
Programmation pour la matière sonore / Logiciel FAUST : Yann Orlarey
Traitement numérique des images et des sculptures : Tiffanie Attali
Régie : David Thomas
Construction : Vincent Laforêt
Production : Florence Pégourié

Production Cie aKousthéa en Co-production avec le Domaine de Chaumont-sur-Loire Avec le soutien spécial de Malakoff Médéric Humanis mais aussi de GRAME (centre de création musciale de Lyon), La Ferme du Buisson Scène Nationale de Marne la Vallée, Le Cube (Issy les Moulineaux), Abbaye de Noirlac (Cher), 99bis (oignies), Ministère de la Culture (DRAC Centre), Mairie d'Orléans, Conseil Général de Seine et Marne, du et CIDMA.

© 2016 aKousthea Cie